Rentrée littéraire #1 : Premières plumes prometteuses

21 août 2013 15 h 07 min

Laure Adler, Immortelles, Ed. Grasset

immortelles laura adler

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Ce livre nous invite dans une histoire d’amitié, une histoire de femmes qui s’aiment comme des âmes soeurs. La narratrice se souvient de ces amitiés, de ces amies et nous emporte dans leur destinée.
Laure Adler est une femme entière pour qui ce premier roman a été une épreuve de force, la vidant de toute son énergie et de toute son essence. A la suite d’un deuil, elle se saist de sa plume pour parler de cette émotion intense qu’est l’amitié. 368 pages où elle a donné énormément d’elle-même.
Je le choisis parce que les romans sur l’amitié m’ont souvent déçue (Les séparées de Kéthavane Davrichéwy), effleurant le sujet, nous laissant sur le côté sans jamais nous faire vraiement entrer dans ce sentiment complexe. J’y fonde beaucoup d’espoirs.

« Florence, Suzanne, Judith. Elles forment une sarabande dans ma tête. Leur amitié m’a construite et m’a rendu indifférente. Avec elles, j’ai ressenti ce à quoi nous ne pensions jamais, ce que vivre signifiait. »

 

Marianne Vic, Les mutilés, Ed. Equateurs

les mutilés marianne vic

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Ce premier roman nous invite à suivre Lucyle, solitaire, silencieuse, absente de sa vie. Elle part en quête de ses ancêtres qui sont de ceux exterminés dans les camps de la mort. On nous promet une traversée du temps et des époques jusqu’à sentir le souffle de la mort soufflé par ceux qui avaient le même sang que nous, des époques sombres de l’Europe aux tourments d’Algérie.
Des pires atrocités, on espère que surgira la vie…
Ce roman effraie, saisit même avant d’en avoir lu la moindre ligne. Il fait partie de ces coups de coeur pour lesquels j’attendrai le bon moment pour m’y glisser tout entière, me laisser dévorer par ce que j’attends être un roman grave, sombre, et fort.

« D’une écriture sculptée, Marianne Vic nous livre le récit d un combat qui est aussi une prière aux vivants et à la littérature. » Amazon,

 

 

Sandra Lucbert, Mobiles, Ed. Flammarion

src/ paperblog.fr

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Plus léger que le précédent, plus proche des lecteurs que nous sommes, voilà un roman sur les jeunes trentenaires, leur malaise, leurs questions qui sont aussi les nôtres finalement…
Comment ne pas se sentir concerné par un roman sur cette génération à laquelle nous appartenons ? Ceux qui entrent dans la vie active mais s’évertuent à chercher le bonheur, accrochés à leurs idéaux.

« Un tableau mordant de notre société et de ce à quoi ressemble, pour une certaine jeunesse, cette époque qui est la nôtre. » nous promet la quatrième de couverture…

Je suis touchée par Sandra Lucbert déjà avant la lecture par sa sensibilité avec la littérature : à la question « où et comment écrit-elle » , elle répond qu’elle part s’immerger à la campagne, seule, face à face avec les mots. Un grand fantasme…

 

 

 

sources :
LeFigaroMadame
fnac.com
amazon.com
libfly.com

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